Les futurs maîtres seront des femmes

Sylvie Bérubé

Nous sommes entrés dans l’ère du Verseau. En ce début du 3e millénaire, du 21e siècle, plusieurs personnes entendent l’appel du Féminin sacré et j’ose prédire que, dans les siècles à venir, les maîtres seront des femmes.

Déjà des femmes sont en train de naître, de grandir, de s’épanouir et de rayonner la spiritualité féminine en la vivant à travers leur corps de femme. Elles choisissent d’incarner la spiritualité dans leur corps en le « sacralisant », c’est-à dire en le reconnaissant dans sa dimension sacrée, comme si leur corps était le Temple sacré de leur âme, du divin en elle.

Au cours des siècles derniers, les hommes se sont coupés de leur corps et ont intellectualisé les enseignements des grands maîtres spirituels au travers de principes, de dogmes et de pensées sectaires qui s’affrontent encore aujourd’hui. Ils ont déformé le message initial du maître qui était équilibré dans ses polarités féminine et masculine, sexuelle et spirituelle, concrète et abstraite. Peu d’hommes sont arrivés à incarner les enseignements des grands maîtres spirituels. La majorité d’entre eux éprouvent des difficultés à les ressentir, à les concrétiser et à les matérialiser au quotidien. Voilà ce qui représente la plus grande force des femmes ! Je pense notamment à Marie Madeleine, cette apôtre féminine qui a incarné le message christique, le faisant descendre de sa tête jusque dans sa chair et dans son cœur.

De nombreux hommes, religieux ou spirituels, ont jugé tout ce qui a trait à l’énergie féminine, au corps et à la sexualité des femmes, ne valorisant que l’esprit et l’énergie masculine. Les femmes ont été perçues plutôt comme un animal sans esprit ou pire, comme un objet sexuel de tentation maléfique.

La spiritualité ancienne transmise par les hommes a souvent divisé les humains entre eux provoquant des guerres de religions. Alors que la nouvelle spiritualité transmise par les femmes se déploie dans un processus d’ouverture et d’union. Ses principales valeurs sont : l’ouverture du cœur et d’esprit, l’amour, la compassion, le non-jugement, le pardon, l’écoute et l’acceptation des différences.

La spiritualité féminine est plus naturelle, créative, spontanée, intuitive, improvisée, dans le moment présent, canalisée, évolutive, inclusive, accueillante, concrète, souple et légère, joyeuse, douce et profonde, mais aussi puissante. Elle sacralise le corps dans sa dimension sexuelle. De plus, la cérémonie spirituelle célébrée par l’énergie féminine se vit souvent en cercles, dans la nature, n’importe où et à n’importe quelle heure, en choisissant des moments sacrés selon l’instant, à la Pleine Lune, lors d’une fête… Les rituels sont en lien avec les rythmes de la nature, des humains, des animaux, des végétaux, des minéraux, de la Lune, du Soleil, des étoiles, des saisons. La « Prêtresse » se retrouve dans le cercle avec les autres femmes et les hommes qui viennent se réunir pour se relier à leur âme et au divin qui les habite.

La spiritualité masculine a été et est encore réfléchie, abstraite, intellectualisée, conservatrice, réglementée, hiérarchisée, exclusive, sérieuse, dogmatique, rigide, sévère. Elle juge, condamne et diabolise le corps et la sexualité, avec une notion de péché. La cérémonie spirituelle célébrée par l’énergie masculine se vit dans des églises et des temples, souvent à heures fixes. Le « prêtre » se retrouve seul à l’avant, dans une position de pouvoir sur l’assemblée, devant les femmes et les hommes qui viennent prier ensemble. Les rituels sont sérieux, répétitifs et souvent ennuyeux.

On assiste à la renaissance du Féminin sacré harmonisé avec le Masculin sacré.
De nouvelles femmes incarnent déjà cette harmonisation de leur polarité féminine et masculine. Elles sont engagées sur la voie du Féminin sacré, de leur royauté, de leur souveraineté, de leur divinité, de la maîtrise de leur vie. Elles évoluent et s’épanouissent à la fois sur la voie du corps, du cœur, de l’esprit et de l’âme en même temps. Les hommes entendent aussi cet appel de plus en plus à retrouver la dimension sacrée de leur féminité harmonisée avec leur masculinité. Mais bien des femmes et des hommes sont encore trop masculins, obéissant aux critères de nos sociétés actuelles trop masculines, performantes et stressantes.

J’ai de l’espoir, j’ai foi et confiance en cette grande ouverture de conscience des femmes et des hommes portée par la mondialisation, le développement d’Internet et par tous les changements que nous sommes en train de vivre dans tous les domaines de nos sociétés. Nous avons toutes et tous à reconnaître que nous sommes une grande famille planétaire et à faire preuve de fraternité et de sororité entre nous.

J’ai vraiment la conviction que lorsqu’on porte les polarités féminine et masculine en soi, dans son âme, dans son esprit, dans son cœur et dans son corps, on ne peut être qu’amour et rayonner l’amour. Et si notre seule religion ou spiritualité était l’AMOUR !

Préparons-nous à accueillir les nouveaux Maîtres féminins !
Je vous présenterai, dès le mois prochain, le processus d’épanouissement personnel de la femme, selon les 12 passages initiatiques qui permettent à une femme de totalement s’épanouir pour accomplir le véritable sens de sa féminité, en harmonie avec sa masculinité, sa sexualité, sa spiritualité et sa créativité.

Bon mois de décembre et à l’année prochaine !

Sylvie Bérubé

 

 

 


4 thoughts on “Les futurs maîtres seront des femmes

  1. Je viens te remercier Mama Lüna, d’accompagner et d’initier toutes celles et ceux qui entendent et repondent à l’appel du divin en chaque-UN, chaque-UNE, vibrant l’élan Créateur en tout, pour tout et tout autour. Je témoigne ici et maintenant de ma renaissance dans ma reconnaissance de la Déesse en moi. Suivre tes enseignements m’encourage à parcourir mon chemin de vie dans l’accueil, le pardon, la paix, la lumière, la compassion et la compréhension au plus profond de mon être sous toutes mes dimensions, dansant librement et pleinement mes polarités au sein de mon humanité afin de propager mon Essence-Ciel en étant ancrée à la Mère-Terre telle la femme debout que je suis !
    Alors c’est un grand MERCI sacré et bénit que je t’adresse avec tout l’amour de mon entièreté. Je t’embrasse, je t’aime, je nous aime. Nous sommes tous reliés. MITAKUYE OYASIN Love & Gratitude

    1. Bonjour Chère Alice, je reçois ton message avec coeur. Il me touche beaucoup en sachant tout ce que tu as vécu de stages initiatiques avec l’École Internationale du Féminin sacré dans les derniers mois. Merci à toi de répondre à l’appel de la Déesse en toi, de la reconnaître dans toute sa divinité et sa beauté. Merci infiniment de te relier de « coeur à coeur » avec nous tou(te)s et de participer au grand mouvement qui est en train de se vivre auprès des femmes en ce moment pour se tenir debout et manifester la puissance de leur coeur, de leur conscience, de leur sagesse, de leur créativité, de leur maîtrise. Je suis reconnaissante envers toutes les femmes qui choisissent d’incarner le divin à travers leur chair. Que nos corps féminins deviennent de véritables temples sacrés!

  2. Merci oui, incarnons l’esprit dans la matière, jusque dans notre chair….. Nous sommes réceptacles, réceptacle de l’esprit qui vivifie la matière….
    Je pense avoir choisit ce chemin sans en avoir conscience mais mon âme elle savait où elle allait.

  3. Chère Sylvie,

    Je suis un homme. Oui les femmes ont souffert par la faute des hommes. Cependant, je ne me reconnais pas dans votre discours sur la spiritualité. La spiritualité a t’elle un sexe? Le féminin est aussi important que le masculin. Les femmes ont besoin d’écouter leur masculin et les hommes leur féminin. S’ils arrivent à les unifier en eux alors ils s’unifient à quelque chose de plus grand et à l’Amour. Mais ils resteront homme ou femme par leur physique et il en est ainsi depuis la nuit des temps. Pour ma part, il s’agit de reconnaître et de rendre grâce à la différence. Je ne pense pas que ce soit en opposant spiritualité mâle et spiritualité femelle qu’on fasse avancer les débats. Si le message est de réveiller les femmes j’abonde. Si le message est d’accabler les hommes et d’inciter les femmes à vivre en amazone à l’abri des méchants hommes beaucoup moins. Des femmes qui ont de la rancoeur envers les hommes ça ne m’intéresse pas (Bien que ce soit normal vu ce qu’elles ont enduré et endurent encore). Peut-être est-ce un passage obligé? Alors qu’il soit assez bref et expliqué.
    Ludovic

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