L’utérus, une porte vers l’invisible

Camille Sfez

Cette grotte dont on connaît souvent mal l’entrée est celle, la plus sacrée, qui porte de temps en temps la vie. À ce moment-là, c’est comme si une porte s’ouvrait au creux de notre utérus vers le monde des esprits pour permettre à l’invisible de venir prendre corps dans la matière. Mais le reste du temps, cette porte peut-elle s’ouvrir ? Et qu’est-ce que signifie écouter son utérus ?

J’ai appris auprès de participantes à la tente rouge comment la conscience de cet utérus pouvait m’aider à manifester mes projets dans la matière. Même si ce ne sont pas des enfants, ils représentent quand même les fruits de ma créativité. J’ai réalisé que certains de mes projets étaient nés de mon mental, de mes réflexions et je rends grâce chaque jour de pouvoir recourir à la pensée rationnelle quand j’en ai besoin. En même temps, j’ai pris conscience que je pouvais initier des projets en faisant appel à une autre part de mon être, à mes tripes et à mon intuition. Est-ce cela, écouter son utérus ?

Pour une femme, l’utérus est une source d’inspiration, de vision. De même qu’il permet à une âme de s’incarner, il rend possible la matérialisation de nos projets depuis un lieu plus subtil que notre mental. Les envies et les idées en provenance de l’intellect ne sont pas toujours justes, pas vraiment alignées avec qui nous sommes, mais plutôt avec l’idée que nous nous faisons de nous, ou l’image à laquelle nous aspirons correspondre. À l’écoute de son utérus, on découvre une plus grande fluidité : on rencontre les bonnes personnes, les choses arrivent vers nous, le succès est au rendez-vous. Il ne s’agit pas seulement d’écouter son intuition, mais aussi de développer un lien dans l’immobilité et le silence du tiyoweh ou de la méditation. Le tiyoweh est un terme amérindien Seneca qui signifie tranquillité intérieure. Et cette tranquillité, cette connexion à soi passent par cet organe féminin, comme une porte d’entrée vers notre être profond, vers quelque chose de plus grand, qui nous dépasse.
Prenez le temps, dans les prochains jours, de poser régulièrement vos mains sur votre utérus et soyez simplement à l’écoute de ce qui est là. Vous nourrirez ainsi cette connexion à votre source subtile d’inspiration.

Que vos projets printaniers soient portés par votre utérus !

De tout coeur,

Camille Sfez
Créatrice de la Tente Rouge de Paris


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