La puissance de son abandon

Jean-Philippe Ruette

J’aime beaucoup l’histoire et tout particulièrement les mythes et légendes aux origines perdues. J’aime le parfum de mystère qui s’en dégage et surtout ce flou sur leur véracité. J’adore cette liberté d’y croire ou pas, cette invitation à aller voir en soi pour y trouver une résonance. Cela me ramène à cette merveilleuse boussole intérieure que nous avons tous et qui pointe vers l’amour…

Lorsqu’elle se sent adorée, aimée sans condition, la femme peut enfin rendre les armes et doucement s’abandonner. C’est là, dans son intimité la plus sacrée, dans sa vulnérabilité retrouvée, qu’elle peut toucher du cœur toutes les nuances de sa féminité. Émerveillée, émue, elle s’aperçoit que son être tout entier veut s’ouvrir encore et encore pour accueillir cet amour offert par celui qui l’habite de sa présence silencieuse.

Cet abandon ne se commande pas, ne se force pas, ne s’achète pas! Seul l’amour de l’homme peut la pénétrer, la toucher jusqu’à son centre le plus profond et ouvrir en elle cet espace de communion, cette oasis que cherchent les amants-voyageurs. C’est là, dans ce lieu sacré, protégé, intemporel, que la femme-magicienne multiplie à l’infini l’offrande de l’homme pour ensoleiller le monde de sa beauté, pour nourrir le monde de son amour.

Cette danse de la femme-magicienne et du chevalier-troubadour me parle beaucoup. J’aime sa musique, et à son écoute, les vagues qui me traversent et le frémissement de ma boussole intérieure. Cette histoire me rappelle que rien n’est jamais acquis, que la connexion se cultive au quotidien et que le paradis perdu est juste là, tout près, à portée de cœur…

Merci à toi, ma muse, mon adorée.
Ta musique ouvre mon cœur.

 

Jean-Philippe Ruette
Mieux le connaître

Photo : Maud Chalard


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